Grece – Visite du Parthenon

  • Sumo

Le Parthénon est l’un des monuments classiques les plus connus au monde.
Il est situé sur l’Acropole d’Athènes, qui désigne une citadelle construite en hauteur destinée à défendre la ville. C’est le point culminant de la ville à 156 m. Pour y arriver, il faut suivre le chemin des Panathénées.

Quand partir ?
La Grèce et Athènes se visitent toute l’année. Il fait très chaud en juillet et en aout. Surtout sur l’Acropole. C’est aussi la période touristique la plus forte. Évitez donc.
Avant le Parthénon actuel, un temple plus ancien avait été édifié, puis détruit par les Perses. Il a été commandé par Periclès, un homme d’état influent à cette époque, et a été construit entre -447 et – 432 av J.C, sous la supervision de Phidias, un sculpteur réputé. Il conçût les plans et travailla principalement les statues présentes sur ce site.
Des centaines de sculpteurs et artistes furent nécessaires pour bâtir le Parthénon, et le cout fut colossal.  La ligue de Delos, une confédération étatique militaire très influente finança une grande partie des travaux.

Parthénon- Grèce

Le Parthénon est décrit comme étant un temple, mais en réalité c’est plus un trésor, puisque aucun autel n’y est associé. La vocation première de ce monument était de protéger l’argent de la Ligue de Delos. Il mesure 69,5 mètres sur 30,88 mètres, et est périptère octostyle, ce qui signifie qu’il possède 8 colonnes sur sa largeur. Deux colonnades de six colonnes ornent également les façades orientales et occidentales. Les architectes vont utiliser des surfaces convexes inclinées vers le centre pour faciliter l’écoulement de l’eau et corriger l’œil humain, afin qu’elles paraissent droites.
Il est construit sur un promontoire à trois degrés. Il est en marbre, qu’apportaient les citoyens et leurs esclaves, et son toit était aussi couvert de tuiles de marbre.

D’un point de vue architectural, c’est un « temple » dorique. L’ordre dorique est un des trois ordres grecs, avec l’ordre ionique et l’ordre corinthien.

L’ordre dorique se caractérise notamment par ses colonnes, dont le chapiteau est plat, et la colonne sans base. La façade extérieure compte 8X17 colonnes, soit 46, chacune ayant des cannelures. Le temple était jadis richement décoré, à l’intérieur comme à l’extérieur pour symboliser la richesse de la ligue de Delos.


Le Parthénon sera le premier temple doté d’un large sécos de trente mètres. Il se composait d’un vestibule, d’une petite salle dans laquelle on rentrait par l’arrière et d’une grande salle allongée où se trouvait la statue d’Athéna, déesse de la guerre, des arts et de l’intelligence, identifiée comme Minerve chez les Romains. Les autels pour les sacrifices pour les divinités faisaient face au temple mais n’étaient pas à l’intérieur. Le culte se pratiquait dehors, en offrant un animal ou un produit agricole. Le temple lui a été consacré, et abritait dans son sanctuaire sa statue chryséléphantine (d’ivoire et d’or sur bois), qui mesurait 12 mètres de hauteur, et tenait une Victoire dans sa main. Le fronton est montre Athéna naissant de la tête de son père, Zeus. Sur le fronton ouest se trouve Athéna livrant une querelle avec Poséidon, le dieu de la mer pour défendre la terre. Les sculptures de ces frontons sont les plus beaux de l’architecture grecque classique.
Le Parthénon avait une frise extérieur et intérieure. La frise intérieure mesurait 160 mètres de long, était fixée au plafond, et représentait probablement la procession des grandes panathénées, en l’honneur de la déesse Athéna. Célébrées tous les quatre ans, elles proposaient des concours de musique et d’athlétisme. Cette frise est aujourd’hui dispersée dans divers musées dont le British Muséum et le Musée du Louvre.
La frise extérieure comprenait 92 métopes représentant : la Gigantomachie, le combat des dieux et des Géants, la Amazonomachie, le combat des Grecs contre les Amazone, des combats contre les Centaures, et des scènes de la guerre de Troie.

Le Parthénon serait demeuré intact pendant de nombreux siècles. Il fut transformé en église au VIème siècle. Pour cela  les chrétiens transportèrent l’entrée de l’orient à l’occident et créèrent une abside à l’emplacement de l’entrée initiale. Elle devint ensuite mosquée en 1456 par le peuple ottoman, on lui ajouta un minaret. Hélas, il fut fortement endommagé en 1687 quand lesVénitiens attaquèrent les Ottomans. Le bâtiment explose, l’intérieur totalement, le toit également, restent une partie des colonnes extérieur et quelques partie de la frise.
Un lord anglais récupère des statues et colonnes en marbre de la frise et les envoie dans un musée anglais. Athènes réclame bien sur ces éléments fermement.
Deux campagnes de restaurations furent engagées, une entre  1923 et 1930, l’autre depuis les années 1980

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *