Jordanie – Visite de l’ancienne cité Pétra

  • Sumo

Tout le monde connaît le célèbre « Trésor » (Al-Khazneh) de Jordanie qu’on trouve à Pétra, la cité ancienne de l’ArabieHergé s’en est inspiré pour écrire les aventures de Tintin dans « Coke en Stock », Spielberg y a tourné les plus belles scènes d‘Indiana Jones. La beauté de Pétra fait rêver et inspire les artistes.
Cette ville mystérieuse est un endroit où chacun rêve un jour d’aller. Les immenses falaises roses qui entourent le Trésor envoûtent, le décor semple irréel, il est si grandiose.

Petra- Jordanie

Le Trésor est le symbole du site, cet immense portique haut de 43 mètres et large de 30 mètres ressemble à un temple grec. C’est un bâtiment de deux étages sculpté à même la roche, du haut vers le bas. Selon les experts, cette conception architecturale est une prouesse technique. Une plate-forme mobile descendait au fur et à mesure de l’avancée de la construction. Nous ne savons toujours pas s’il s’agit d’une tombe royale ou d’un palais. Le seul élément historique que nous ayons est l’époque de son édification : Ier siècle apr. J.-C. Plusieurs tombes ont été découvertes sous l’édifice, néanmoins, elles n’ont pas permis de connaître la véritable fonction du bâtiment.

A l’origine les rues de Pétra étaient bordées de jardins et d’arbres fleuris, de nos jours il ne reste que des pierres. Les chemins sont caillouteux et quasiment vierge de toute végétation. Les Nabatéens avait conçu un réseau de barrage, fontaines et canaux qui alimentaient la ville, aujourd’hui tout ceci a disparu, seuls quelques vestiges subsistent. Les Bédoins, ancien peuple nomade, résident désormais à l’année à Pétra, ils proposent aux touristes la visite du site à dos de dromadaire.

Tandis que les femmes et les enfants vendent colliers, bagues, bijoux… Le tourisme est devenu la principale source de revenu des Bédoins.
De nos jours, les archéologues tentent encore de percer les mystères de ce site. Ce sont les Nabatéens qui bâtirent Pétra. Les Nabatéens sont des Bédoins originaires d’Arabie qui s’étaient enrichis grâce aux taxes perçue sur la route des épices. Quelques siècles plus tard ils se sédentarisèrent à Pétra, où l’eau était abondante. Pour accéder à la cité, il fallait passer par le Siq, parois de 1200 mètres de longs sur 100 mètres de hauteur. En longeant le Siq, on s’aperçoit que certains passages sont parfois très étroits, les rayons du soleil ne s’y infiltrent même pas et les températures sont souvent fraîches.

Quelques blocs « Djinns » (« esprits ») et des tombeaux se trouvent sur toute la longueur de la paroi, ainsi que des niches sur lesquelles étaient représentées des divinités nabatéennes.

Il est préférable d’admirer le Trésor en fin de matinée quand la lumière du soleil l’illumine tout entier. Sur la droite, en haut d’un chemin sablonneux, se trouvent les cinq tombes « royales ». Elles sont très hautes, entourées de roches bigarrées, elles demeurent impressionnantes.
L’aspect jaspé des roches n’étaient sans doute pas très appréciés des nabatéens ; les archéologues ont en effet remarqué plusieurs traces de stuc qui recouvraient probablement les façades afin de les rendre uniformes.

En bas de l’allée où se situent les colonnades de Pétra, on accède au centre de la cité. Les vestiges des boutiques et d’un théâtre permettent de reconstituer les lieux. Le théâtre qui date du Ier siècle apr. J.-C. est immense, il pouvait accueillir 3000 spectateurs. Au moment de l’occupation romaine, les statues des empereurs se dressaient tout autour.

C’est en parcourant les sentiers rocailleux et en montant un escalier en pierre qu’on accède au haut lieu des sacrifices et au monastère. De fin mai à début juin les iris noirs fleurissent à cet endroit, elles sont l’emblème de Jordanie. Leur floraison ne dire que vingt-cinq jours.

Depuis 1985 Pétra fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO et appartient au répertoire des parcs nationaux archéologiques. Située à l’est de la Jordanie, la cité attire près de 500 000 visiteurs par an.

Le Siq, gorge étroite de un kilomètre est le seul accès possible pour rejoindre les bâtiments.

Ce parcours insolite plonge le visiteur dans une ambiance éthérée et atemporelle. Pétra a été désignée par les internautes comme faisant parties des sept nouvelles merveilles du monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *